Il ne faudrait pas croire que ces 340 hectares (soit 6% de la surface de Manhattan) en plein milieu de la ville sont une partie préservée de ce qu’aurait été le New York d’avant l’urbanisation effrénée du 19e siècle! Même si, grâce au talent des concepteurs on a parfois l'impression de se trouver au coeur de la nature sauvage, tout ici construit de main d’homme, sur ce qui fut autrefois un vaste terrain marécageux occupé par quelques fermes isolées, des éleveurs de porcs irlandais et des jardiniers d'origine germanique. Le Parc naquit au 19e siècle de la volonté de ménager un espace de verdure au centre de Manhattan, dans l'esprit des parcs de Londres ou de Paris, afin d'offrir aux familles un lieu de promenade et de détente. Le terrain choisi, peu propice au développement immobilier, était irrégulier, ponctué de marécages et de blocs rocheux. Au terme d'un concours, la réalisation du parc fut confiée à l'architecte paysagiste Frederic Law Olmstead (1822-1903) et à son partenaire Calvert Vaux (1824-1895). La construction fut l'un des projet les plus considérables entrepris dans le New York du 19e siècle. Vingt-mille ouvriers furent engagés, qui modelèrent le terrain à la poudre à canon, déplacèrent 2,3 millions de mètres cubes de terre et plantèrent plus de 270 000 arbres et buissons. Le parc ouvrit au public durant l'hiver 1959. Les newyorkais découvraient le patin à glace sur des lacs gelés aménagés à l'emplacement d'anciennes mares. |