New York au Cinéma

The City. Pour beaucoup d’entre nous la plus passionnante, phénoménale et délirante. Un voyage en soi. Architecture, musées, spectacles, quartiers, rues et avenues… Mais aussi hôtels, restaurants, moyens de transports. Un forum pour échanger nos rêves et nos connaissances à propos de la plus belles des villes.

New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 20 Juin 2016, 10:42

Salut à tous.

Une idée de rubrique qui devrait plaire aux cinéphiles.

Ville la plus photogénique du monde et sans doute l'une des plus photographiées et filmées, New York est Star du Grand écran depuis la naissance de l'invention des Frères Lumière.

Je vous propose une liste non exhaustive sans doute mais la plus complète possible des films ayant eu New York pour cadre.

L'un de mes préférés pour commencer... 8-)

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L'impasse

New York, 1975. Carlito Brigante, qui vient de passer cinq ans en prison pour racket, confie à son ami et avocat David Kleinfeld, sa volonté de rentrer dans le droit chemin. Mais le quartier de Spanish Harlem qu'il retrouve ne ressemble plus guère à celui qu'il avait quitté : la drogue et la violence ont tout envahi et les dealers règnent désormais en maîtres.

En attendant de pouvoir réaliser son rêve - ouvrir une agence de location de voitures aux Bahamas -, Carlito s'improvise gérant de discothèque. Mais Kleinfeld, mouillé dans une affaire de détournements de fonds, lui demande bientôt un dernier service...

Lors de la préparation du film, Brian De Palma sillonna les rues de Manhattan à la recherche de lieux originaux et pittoresques. Il trouva ainsi dans la 115e rue, non loin de la maison natale du juge Torres, l'emplacement idéal pour filmer le retour de Carlito dans le "barrio".

La scène de tribunal où Carlito remercia ironiquement le procureur Norwalk pour son zèle fut tournée dans l'enceinte même du New York Supreme Court Building (au 60 Centre Street, qu'on voit aussi dans Le Parrain et Miracle sur la 34e rue).

Celle où Carlito désire reprendre vie commune avec Gail (qui demeure au 17 Gay Street, en plein Greenwich Village) le fut au Figaro Cafe, sur Bleecker et Mac Dougall Streets. Brian De Palma souhaitait conclure le film par un long ballet souterrain accompagnant Carlito et ses poursuivants de la station de métro de la 125e Rue à la gare de Grand Central Terminal, au 89 est de la 42e Rue. La réalisation de cette séquence fluide et complexe exigea une mise au point extrêmement précise et deux semaines de travail.

Le décor du Club Paradise, évoqué dans le livre comme un casino situé dans un vieil immeuble étriqué du West Side, a été modernisé pour les besoins de son adaptation à l'écran. Il fut érigé sur un plateau des Studios Kaufman-Astoria dans le Queens.

1993 - 2h25
REALISATEUR Brian De Palma
SCENARISTE David Koepp, d'après une histoire du juge Torres
MUSIQUE Patrick Doyle et Jehlybean Benitez
TITRE ORIGINAL Carlito's Way
INTERPRETES Al Pacino (Carlito Brigante) - Sean Penn (David Kleinfeld) - Penelope Ann Miller (Gail) - John Leguizamo (Benny Blanco) - Ingrid Rogers (Steffie) - Viggo Mortensen (Lalin)

© Universal


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Re: New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 21 Juin 2016, 08:28

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Manhattan

Isaac Davis a 42 ans. Petit et poursuivi par une calvitie galopante qui le complexe, il est, depuis vingt ans, en analyse. Ce qui ne l'empêche pas de divorcer de sa seconde épouse, Jill, qui l'a quitté pour vivre avec une autre femme! De temps à autre, il s'offre une sortie avec son jeune fils Willie.

Ecrivain, Isaac appartient au monde des intellectuels new-yorkais, pour qui Manhattan et Broadway sont le centre d'un monde qu'ils refont à leur image de manière périodique. Il travaille à la télévision, où il jouit d'une grande notoriété. Mais Isaac est perturbé et il fait tout pour se faire renvoyer...

Woody Allen a gardé la nostalgie du New York des années 40 et 50 : "Quand j'étais jeune, j'étais fasciné par New York. J'aime encore cette ville malgré ses problèmes, mais je voulais la montrer comme je l'ai vue quand j'étais enfant. Et cela allait très bien avec le thème du film, un thème que peu de gens ont remarqué : celui du vieillissement. Malgré les apparences, c'est un film triste. L'histoire de quelqu'un qui voit sa ville comme elle n'existe plus depuis des années, sur une musique qui a l'âge de son rêve ("Rhapsody in Blue" et autres compositions de George Gershwin) et dans le style de films noir et blanc qui était populaire à l'époque. Je trouve que le noir et blanc capture mieux l'essence de New York City."

Parmi les nombreux endroits où Woody Allen a planté ses caméras figurent notamment le restaurant Elaine's (au 1703 de la 2e Avenue) pour la séquence d'ouverture, le Museum d'Histoire Naturelle (sur Central Park West) qui sert de refuge à Diane Keaton et Woody Allen lors de la tempête, la Dalton School (au 108 est de la 89e Rue) et pour quelques plans très rapides, les balades en calèche de Central Park, le grand magasin Bloomingdale's et le Russian Tea Room (au 150 ouest de la 57e Rue).

N'oublions pas enfin la promenade au clair de lune de Woody Allen et Diane Keaton à Sutton Place, au pied du Queensboro Bridge, le long de l'East River.

USA - 1979 - 1h36
REALISATEUR Woody Allen
SCENARISTES Woody Allen et Marshall Brickman
MUSIQUE George Gershwin
TITRE ORIGINAL Manhattan
INTERPRETES Woody Allen (Isaac Davis) - Diane Keaton (Mary Wilke) - Michael Murphy (Yale) - Mariel Hemingway (Tracy) - Meryl Streep (Jill)

© United Artists

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Re: New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 22 Juin 2016, 15:05

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Cotton Club

Harlem, 1928. L'un des cabarets les plus huppés, le Cotton Club, vit au rythme du jazz, dans une atmosphère de prohibition et de début de krach boursier. Les destinées de deux hommes, l'un cornettiste, blanc, Dixie Dwyer ; l'autre, danseur de claquettes, noir, Sandman Williams, vont graviter autour de cette boîte.

Le premier sauve un jour la vie d'un truand, Dutch Schultz, qui lui offre sa protection en échange, l'engage en tant qu'homme de compagnie de sa maîtresse, Vera Cicero, et promet de l'aider dans sa carrière ; le second quitte son frère pour entrer au Cotton Club et se lier avec la ravissante danseuse noire, Lila Rose...

L'intrigue du film couvre une période de 7 ans, située à cheval entre les "Roaring Twenties" et la Dépression. Conçue sur le mode d'une chronique, elle permet de côtoyer quelques figures légendaires de l'époque, comme Dutch Schultz, "Mad Dog" Coll (rebaptisé ici Vincent Dwyer), Lucky Luciano, Owney Madden...

Le tournage du film, qui devait s'étendre sur près d'une vingtaine de semaines, débuta à Brooklyn le 22 août 1983 et s'acheva le 23 décembre.

Les principaux extérieurs ont été tournés à l'hôtel Plaza, dans l'immeuble Apthorp (au 2207 Broadway, où furent également tournées des scènes de La Brûlure et Network), à la Gare Centrale de New York (au 89 Est de la 42e Rue, décor également utilisé dans La Mort aux Trousses) et dans la 7e Avenue de Harlem, sur l'emplacement même de l'ancien Lafayette Theatre. La façade de cette salle fut réaménagée par le décorateur Richard Sylbert en conformité avec celle du Cotton Club.

Le tournage des intérieurs a quant à lui commencé le 13 septembre 1983. Le décor du Cotton Club a été reconstitué sur le plus grand plateau des Studios Astoria et les intérieurs plus modestes (ceux des familles Williams et Dwyer) sur des plateaux annexes.

USA - 1984 - 2h08
REALISATEUR Francis Ford Coppola
SCENARISTES William Kennedy, Francis Ford Coppola, Mario Puzo, d'après le roman de Jim Haskins
MUSIQUE John Barry
TITRE ORIGINAL Cotton Club
INTERPRETES Richard Gere (Dixie Dwyer) - Gregory Hines (Sandman Williams) - Diane Lane (Vera Cicero) - Lonette McKee (Lila Rose) - Bob Hoskins (Owney Madden) - Nicolas Cage (Vincent Dwyer)

© Zoetrope Studios
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Re: New York au Cinéma

Messagepar Zenith » 23 Juin 2016, 08:34

Ambitieux projet. :o
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Re: New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 23 Juin 2016, 11:02

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Le Bûcher des vanités

Sherman McCoy est un jeune financier de Wall Street. Sa vie n'est que succès : argent à foison, appartement sur Park Avenue, femme issue du meilleur monde... Mais un jour, tout bascule : en raccompagnant sa riche et belle maîtresse Maria en voiture, il se trompe de chemin et se retrouve dans une rue sinistre du Bronx.
Se croyant menacée par deux louches individus, la jeune femme prend le volant de la voiture et renverse sur le coup un adolescent noir, Henry Lamb.

De retour à Manhattan, Maria persuade Sherman de ne pas avertir la police. Malheureusement pour eux, les événements vont peu à peu les entraîner dans une spirale infernale...

Deux New York distincts sont représentés dans le film : celui des beaux quartiers et celui des bas quartiers. La résidence des McCoy (supposée située au 816 Park Avenue) fut construite sur un des plateaux des studios Warner en Californie.

Cependant, de nombreux plans furent tournés dans des lieux plus ou moins célèbres de New York : la station de métro de la 77ème Rue (où descend Tom Hanks après sa mise en accusation) ; l'entrée du Bronx County Hospital (où le jeune homme est hospitalisé) ; les rues sombres du Bruckner Bd dans le Bronx Sud (pour la scène de l'agression) ; l'appartement de Maria (au 346 est de la 59ème Rue) ou bien encore sur le parvis de l'International Building (au 630 de la 5e Avenue), au niveau de la statue de l'Atlas de Lee Laurie (où Bruce Willis reçoit la mission d'écrire un papier sur l'affaire).

La séquence d'ouverture fut réalisée au Winter Garden (au 200 Liberty Place, dans le World Financial Center), avec la participation de 400 figurants en habit de gala. Les décorateurs installèrent une cinquantaine de tables illuminées par en-dessous grâce à des nappes translucides. Ce plan séquence de 5 minutes est l'un des plus longs et plus complexes de l'histoire du cinéma.

USA - 1990 - 2h06
REALISATEUR Brian DePalma
SCENARISTE Michael Christofer, d'après le roman de Tom Wolfe
MUSIQUE Dave Grusin
TITRE ORIGINAL The Bonfire of the Vanities
INTERPRETES Tom Hanks (Sherman McCoy) - Bruce Willis (Peter Fallow) - Melanie Griffith (Maria Ruskin) - Kim Cattrall (Judy McCoy) - Morgan Freeman (le juge White) - F. Murray Abraham (Abe Weiss)

© Warner Bros.

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Re: New York au Cinéma

Messagepar bertrand » 23 Juin 2016, 12:52

Tom Wolfe qui est l'auteur du "Bûcher des vanités" à également "pondu" un autre roman que je considère comme indispensable et dont le titre est "Un homme, un vrai" ( A man in full ).
L'histoire se déroule dans le Sud profond et gravite autour du sport professionnel.
A master-piece !
A bon entendeur...ou bon lecteur !
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Re: New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 02 Juil 2016, 17:40

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Bad Lieutenant

Un lieutenant de police new-yorkais, marié et père de famille, ne résiste pas à ses penchants pour tous les vices que sa fonction et son insigne semblent lui autoriser : les tentations quotidiennes sont trop nombreuses. L'horreur et le mal y sont banalisés, surtout lorsqu'il s'agit de petite délinquance.

Sous l'emprise de l'alcool et de la drogue, il s'enfonce sans cesse davantage dans la spirale des jeux d'argent, notamment à travers divers paris sur des équipes de base-ball. Ruiné, perdu, déchu, menacé de mort par ses créanciers, il cherche désormais quelque rédemption en voulant venger le viol d'une jeune religieuse…

Le film se veut une exploration implacable de la décadence et de la débauche qui attirent les habitants des villes - flics ou bandits - jusque dans une région aux frontières très floues : la morale.

Tous les journaux new-yorkais ont rapporté en 1981 l'histoire aussi abominable que réelle de religieuses violées et ont fait état des efforts de la police pour arrêter les coupables, ainsi que des rumeurs selon lesquelles les gangsters catholiques avaient mis leur tête à prix.

Sans être directement inspiré de ces crimes, Bad Lieutenant se risque à examiner les raisons pour lesquelles de tels faits authentiques existent : quel rapport y a-t-il entre la violence des hommes et la passion sacrée ?

Le film a été tourné à Manhattan (plus particulièrement le Lower East Side), dans le Bronx et à Jersey City, des quartiers dont Ferrara et Keitel sont familiers.

Le premier les a déjà évoqués dans ses précédentes réalisations (comme The King of New York), le second les a déjà fréquentés dans Mean Streets, sous la caméra de Martin Scorsese.

En fait, pour Ferrara, "peu importe que le film ait été tourné dans les rues de New York. Une histoire comme celle-ci aurait pu arriver n'importe où, à n'importe quelle époque. Bad Lieutenant ne traite pas de New York : la ville n'est qu'une toile de fond destinée à refléter les tourments de l'âme humaine".

USA - 1992 - 1h38
REALISATEUR Abel Ferrara
SCENARISTES Abel Ferrara et Zoe Lund
MUSIQUE Joe Delta
TITRE ORIGINAL Bad Lieutenant
INTERPRETES Harvey Keitel (le lieutenant) - Frankie Thorn (la religieuse) - Zoe Lund (la junkie) - Victor Argo (le flic parieur) - Paul Hipp (le Christ)

© Bad Lt. Productions

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Re: New York au Cinéma

Messagepar Amerigo » 21 Juil 2016, 09:59

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After Hours

Paul Hackett, informaticien à Wall Street, fait la connaissance de Marcy Franklin dans un fast-food. C'est une fille fantasque, fascinée par Henry Miller. Elle disparaît mystérieusement. Puis il la retrouve dans un loft de Soho qu'elle partage avec Kiki, une artiste sculpteur, qui créé des statues en papier mâché.

Mais la conversation des filles dévie tellement qu'il préfère s'enfuir.

Sans un sou en poche, il échoue au Terminal Bar dont le patron, Tom, est angoissé à l'idée d'être victime de cambrioleurs. De surprises en imprévus, la soirée de Paul va peu à peu se transformer en une véritable nuit de galère…

Lorsqu'au milieu des années 80 Martin Scorsese planta ses caméras en plein SoHo, le quartier n'avait guère été exploité par le cinéma. Le scénariste Joseph Minion - qui y avait habité à l'époque où l'endroit était encore abordable pour un écrivain débutant - participa avec Scorsese au repérage des lieux, afin de retrouver le décor authentique, et quelque peu miteux, de ses débuts.

L'équipe a prospecté les environs immédiats de SoHo pour dénicher des immeubles délabrés et des appartements non restaurés par les nouveaux occupants du quartier. Au cinquième étage d'un loft de Reade Street, le chef décorateur Jeffrey Townsend a reconstitué trois appartements distincts pour Julie, Gail et Tom.


D'autres scènes ont été tournées au River Diner, à l'angle de la 11e Avenue et de la 37ème Rue (pour l'épisode de la rencontre entre Paul et Marcy), à l'Emerald Pub du 308 Spring Street (pour la séquence entre Julie et Tom), au Club Berlin - un bar situé au 289 Hudson Street, et depuis transformé en deli -, dans un night-club des environs (pour la rencontre entre Paul et June) ainsi que dans une station de métro.

Les bureaux où travaille Griffin Dunne ont en revanche été choisis hors SoHo puisque ce sont ceux de la Metropolitan Life Insurance Company, au 11 Madison Square.


USA - 1985 - 1h43
REALISATEUR Martin Scorsese
SCENARISTE Joseph Minion
MUSIQUE Howard Shore
SOUS-TITRE FRANÇAIS Quelle nuit de galère !
INTERPRETES Griffin Dunne (Paul Hackett) - Rosanna Arquette (Marcy Franklin) - Verna Bloom (June) - Linda Fiorentino (Kiki Bridges) - Teri Garr (Julie) - John Heard (Tom)


© Warner Bros.


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