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| Le terme fut ensuite repris par les novateurs eux-mêmes pour caractériser une position philosophique et religieuse surtout, plus spécifiquement littéraire par la suite. A ses débuts, le transcendantalisme apparaît comme la version américaine de l'idéalisme allemand. Ce mouvement naquit tout naturellemernt en NouvelleAngleterre où le dogme calviniste était devenu, sous l'influence de la période révolutionnaire, un idéalisme humanitaire et sentimental, proche du romantisme français mais différent de lui en ce que les transcendantalistes demeurerent trés conservateurs en politique.
Henry Wadsworth Longfellow fut le chef de file de cette école. Voyageur, esthète et humaniste, il était par nature un amateur doué plutôt qu'un poète national - et pourtant le devint, grâce, surtout, à de longs ouvrages narratifs et dramatiques comme The Golden Legend (1851), ou Tales of a Wayside Inn.
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| C'est à ce climat intellectuel et moral qu'ont echappé les véritables transcendantalistes, en se réunissant au "Transcendantal Club",en créant des communautés utopiques, en écrivant. Il faut remarquer à cet égard que si tous les représentants de ce mouvement se sont consacrés, dans des proportions différentes, à la poésie, il n’en demeure pas moins que tous les genres ont été représentés et que chacun d'eux à été utilisé avec une grande souplesse. |
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Emerson
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Thoreau
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Hawthorne
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Melville (1819-1891) est sans doute le plus célèbre, à l'étranger, des écrivains de cette époque. Sa quête angoissée du beau et du vrai l'éloigne un peu d'Emerson, moins sans doute d'Hawthorne, et lui fait prendre une voie qui lui est propre. Aprés des nouvelles comme Benitoito Cereno et surtout l'admirable Billy Budd, Sailor, où dejà, le thème de la mer devient un symbole métaphysique et moral. Mais c'est surtout Moby Dick qui, à trés juste titre, fit sa gloire posthume (de son vivant, Melville fut ignoré ou totalement incompris). Epopée spécifiquement américaine, c'est en même temps une «somme» morale et spirituelle, la baleine blanche, Moby Dick, symbolisant le mal. Sa langue, épique et biblique lui vaut aussi cet avantage de n'avoir aucunement vieilli aujourd'hui. |
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Whitman Il s'agit bien de lyrisme car Whitman chante et célèbre son «moi», mais, assurément, s'il parle de lui, c'est au nom de tous ses compatriotes. En effet, l'Amérique est sans cesse présente dans ce recueil : l'Amérique est la nature, et la nature est Dieu. Plus que de pantheisme, il faut surtout parler de communion absolue - que certains n'ont pas manqué de qualifier de confusionisme. L'autre élément de son inspiration est de nature érotique, en quoi Whitman est un novateur, mais cet érotisme est seulement l'une des manifestations d'un besoin éperdu d'amour sous toutes ses formes. Un autre aspect de sa personnalité, plus discret, se révèle dans les poémes qui traitent de la guerre de Sécession.
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