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Ainsi en fut-il de John Chapman, que la légende a transformé en Johnny Appleseed, parce qu'il plantait des pépins de pomme. Les Indiens le laissaient aller et venir sans encombre parce qu'à leurs yeux sans doute, des hommes aussi généreux et loyaux que lui siégaient auprès des Grands Esprits.
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Casey Jones, quant à lui, illustra l'ère du chemin de fer. Cet Irlandais souriant, au coeur généreux, était un conducteur de locomotive de l'Ilinois Central. Par une triste nuit de 1900, son train de voyageurs heurta un convoi de marchandises et il mourut à son poste. Après le drame, son mécanicien noir, Wallace Saunders, qui avait sauté sur l'ordre de Casey juste avant la collision, écrivit les paroles d'une ballade racontant la mort de Casey.
Mais le plus pittorresque de tous les héros américains fut probablement Davy Crockett (1786-1836). Sincère, plein d'humour, et réputé pour son franc-parler, il se fit le défenseur des petites gens et mena pendant plusieurs années une carrière d'homme politique issu du peuple. Dans la tradition folklorique, il apparaît sous les traits de l'homme de la Frontière, cocasse et matois, coiffé de son bonnet en peau de raton laveur. En 1845, neuf ans après la bataille d'El Alamo, haut fait de la guerre d'indépendance menée par le Texas contre le Mexique et au cours duquel Davy Crockett en même temps que tous les autres défenseurs du fort, l'immense territoire texan vint s'ajouter aux Etats-Unis.
Ainsi commença l'ère du cow-boy américain, dont la vie libre au sein de vastes espaces de l'Ouest continue d'exercer un attrait qui ne s'est jamais démenti. Les cow-boys avaient tout un répertoire de chansons qu'ils fredonaient pour tromper la monotonie du travail, pour faire avancer le bétail, ou encore pour l'empêcher de s'affoler lors de la pause de la nuit, et dont ils adoptaient le rythme à l'allure de leurs chevaux.
Les cow-boys avaient eux aussi leurs légendes et leurs champions, tels Pecos Bill, le plus grand d'entre eux.
Rivés à leur selle durant de longues journées, ils aimaient le soir venu, s'asseoir autour des feux du bivouac et raconter comment Bill, dans sa plus tendre enfance, était tombé d'un chariot bâché et avait été adopté par une famille de coyotes. Puis comment, jusqu'à l'âge de dix-huit ans, il avait ignoré qu'il n'était pas un coyote. Les récits s'amplifiaient, enflaient et en fin de compte, tous les exploits des cow-boys, quel q'en fut l'auteur, étaient attribués à Pecos Bill.
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