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Forte de 60 000 habitants, d'une armée d'ouvriers et de mineurs venus des quatre coins de l'Amérique et du monde, attirés par l'espoir d'un emploi dans les mines de cuivre, mais aussi d'or, d'argent et de zinc , Butte était alors la plus grande ville du lointain Montana. 
Plus de cent saloons se succédaient dans ses avenues nouvellement construites et le "Red light district" était un des plus étendus des Etats-Unis. Butte était alors une des plus grandes villes à l'ouest du Mississippi. La Pittsburgh des Montagnes Rocheuses.
La colline sur laquelle fut bâtie le premier camp minier puis ensuite la ville elle-même, se para alors du titre de "Colline la plus riche du monde". De cette "butte", hérissée de puits de mine, parcourue de milliers de kilomètres de tunnels et percée de centaines d'excavations,  furent extraits plus de deux milliards de dollars de minerai.
Si  les premières découvertes d'or dans la vallée du Silver Bow Creek remontent à 1864, il faudra attendre 1872 avant que ne s'installent les premières compagnies venues prospecter l'or et l'argent.
Mais la véritable fortune de Butte arrivera avec l'exploitation du cuivre, le métal rouge dont les entrailles de la colline étaient fort bien pourvus. Dans ces années d'explosion industrielle et de grandes invention, l'électricité se répand dans les villes et le cuivre, à la conductivité électrique élevée, fait l'objet d'une demande croissante. 
Ainsi arrivent à Butte les "Rois du Cuivre", trois gros industriels, Clark, Heinze, et Daly, qui lutteront sans merci pour s'octroyer la meilleure part du lucratif gâteau. Daily, associé à des partenaire de poids ayant pour nom Hearst ou Rockefeller, crée, au tournant du siècle, l'Anaconda Copper Mining Company, qui se taillera rapidement la part du lion, obtenant un quasi-monopole sur l'exploitation minière à Butte.
Butte fut alors connu comme un des bastions du syndicalisme en Amérique.  Un mouvement syndical très dynamique se développa afin de tenir tête aux exigences de la puissante compagnie Anaconda. On vit même un socialiste à la mairie en 1914.
La production de cuivre culminera en 1917, puis deviendra rapidement concurrencée par celle des immenses mines chiliennes comme Chaquicamata.
Durant ces quelques décennies de richesse, d'activité débordante, la ville fut le point d'attraction pour des ouvriers venus d'aussi loin que l'Angleterre ou l'Irlande, la Chine, la Syrie, le Liban, l'Italie et l'Autriche.
Parmi les Chinois, certains ouvrirent des commerces, qui donnèrent peu à peu naissance au plus grand quartier Chinatown des Rocheuses. Une population migrante industrieuse et douée pour les affaires, souvent prise à partie par les colons et prospecteurs blancs.
L'économie florissante transforma l'austère camp minier des premières années en une ville dynamique où l'argent gagné au fond des puits était dépensé sans compter dans les bars, dans les casinos, et dans tous les lieux de fête parmi lesquels les célèbres "bordels"  (brothels) de Venus Alley.

Le "quartier chaud" de Venus Alley occupait, au cœur de la ville, une portion de Wyoming Street. Parmi les lieux de prostitution les plus réputés, le Dumas Brothel, une "maison close" créée en 1890, resta en activité jusqu'en... 1982 ! Un record qui place le Dumas Brothel en première place des établissements de prostitution pour ce qui concerne la durée d'exploitation.  L' "entrepriseé fut fermée sur ordre du tribunal pour des raisons... d'évasion fiscale.

Il reste à butte une douzaine de ces puits de mines dont la ville était hérissée au plus fort de l'exploitation. Des reste fantomatiques, désormais protégés, et qui contribuent à donner à cette petite communauté de tout de même 35 000 habitants cet air de cité abandonnée. 
Plus impressionnant que les puits, mais bien moins poétique, l'immense excavation laissée par la mine à ciel ouvert de Berkley Pit. Cette ancienne mine de cuivre est désormais remplie par un lac aux eaux d'un rouge terreux,  polluées par le contact avec des déchets toxiques. Un site classé sur la liste américaine des sites souillés et dangereux, et malgré tout une visite passionnante et instructive.
Le centre historique, Upton's Butte, a conservé ses immeubles d'autrefois, certains ayant fait l'objet de rénovations, d'autres montrant des signes de décrépitude avancée. Un centre-ville, désormais classé Historic Landmark, passionnant à découvrir à pieds pour se plonger dans les racines du boom minier dans l'Ouest américain.
Et pour ceux qui ont le cœur irlandais, Butte est réputée pour sa célébration annuelle de la Saint Patrick, une des plus festives, enthousiastes et abondamment "arrosées" des Etats-Unis.

300_butte_montana_vue_generale_2_312Forte de 60 000 habitants, d'une armée d'ouvriers et de mineurs venus des quatre coins de l'Amérique et du monde, attirés par l'espoir d'un emploi dans les mines de cuivre, mais aussi d'or, d'argent et de zinc. Butte était alors la plus grande ville du lointain Montana et l'une des plus grandes villes à l'ouest du Mississippi. La Pittsburgh des Montagnes RocheusesPlus de cent saloons se succédaient dans ses avenues nouvellement construites et le "Red light district" était un des plus étendus des Etats-Unis.

La colline sur laquelle fut bâti le premier camp minier puis ensuite la ville elle-même, se para alors du titre de "Colline la plus riche du monde".

De cette "butte", hérissée de puits de mine, parcourue de milliers de kilomètres de tunnels et percée de centaines d'excavations, furent extraits plus de deux milliards de dollars de minerai.

Si  les premières découvertes d'or dans la vallée du Silver Bow Creek remontent à 1864, il faudra attendre 1872 avant que ne s'installent les premières compagnies venues prospecter l'or et l'argent.

Mais la véritable fortune de Butte arrivera avec l'exploitation du cuivre, le métal rouge dont les entrailles de la colline étaient fort bien pourvus. Dans ces années d'explosion industrielle et de grandes invention, l'électricité se répand dans les villes et le cuivre, à la conductivité électrique élevée, fait l'objet d'une demande croissante. 

Ainsi arrivent à Butte les "Rois du Cuivre", trois gros industriels, Clark, Heinze, et Daly, qui lutteront sans merci pour s'octroyer la meilleure part du lucratif gâteau. Daily, associé à des partenaire de poids ayant pour nom Hearst ou Rockefeller, crée, au tournant du siècle, l'Anaconda Copper Mining Company, qui se taillera rapidement la part du lion, obtenant un quasi-monopole sur l'exploitation minière à Butte.

300_butte_montana_rue_312Butte fut alors connue comme un des bastions du syndicalisme en Amérique. Un mouvement syndical très dynamique se développa afin de tenir tête aux exigences de la puissante compagnie Anaconda. On vit même un socialiste à la mairie en 1914.

La production de cuivre culminera en 1917, puis deviendra rapidement concurrencée par celle des immenses mines chiliennes comme Chaquicamata.

Durant ces quelques décennies de richesse, d'activité débordante, la ville fut le point d'attraction pour des ouvriers venus d'aussi loin que l'Angleterre ou l'Irlande, la Chine, la Syrie, le Liban, l'Italie et l'Autriche. Parmi les Chinois, certains ouvrirent des commerces, qui donnèrent peu à peu naissance au plus grand quartier Chinatown des Rocheuses. Une population migrante industrieuse et douée pour les affaires, souvent prise à partie par les colons et prospecteurs blancs.

300_butte_montana_silver_dollar_saloon_312L'économie florissante transforma l'austère camp minier des premières années en une ville dynamique où l'argent gagné au fond des puits était dépensé sans compter dans les bars, dans les maisons de jeu, et dans tous les lieux de fête parmi lesquels les célèbres "bordels"  (brothels) de Venus Alley.


Le "quartier chaud" de Venus Alley occupait, au cœur de la ville, une portion de Wyoming Street. Parmi les lieux de prostitution les plus réputés, le Dumas Brothel, une "maison close" créée en 1890, resta en activité jusqu'en... 1982 ! Un record qui place le Dumas Brothel en première place des établissements de prostitution pour ce qui concerne la durée d'exploitation.  L' "entreprise" fut fermée sur ordre du tribunal pour des raisons... d'évasion fiscale.


Il reste à butte une douzaine de ces puits de mine dont la ville était hérissée au plus fort de l'exploitation. Des reste fantomatiques, désormais protégés, et qui contribuent à donner à cette petite communauté de tout de même 35 000 habitants cet air de cité abandonnée. 

Plus impressionnante que les puits, mais bien moins poétique, l'immense excavation laissée par la mine à ciel ouvert de Berkley Pit. Cette ancienne mine de cuivre est désormais remplie par un lac aux eaux d'un rouge terreux, polluées par le contact avec des déchets toxiques. Un site classé sur la liste américaine des sites souillés et dangereux, et malgré tout une visite passionnante et instructive.

300_butte_montana_downtown_312Le centre historique, Upton's Butte, a conservé ses immeubles d'autrefois, certains ayant fait l'objet de rénovations, d'autres montrant des signes de décrépitude avancée. Un centre-ville, désormais classé Historic Landmark, passionnant à découvrir à pieds pour se plonger dans les racines du boom minier dans l'Ouest américain.

Et pour ceux qui ont le cœur irlandais, Butte est réputée pour sa célébration annuelle de la Saint Patrick, une des plus festives, enthousiastes et abondamment "arrosées" des Etats-Unis.


 
 
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